16 février 2008
LA FUITE
J'ai regardé dans le rétroviseur
Il n'y avait pas d'ailleurs
Mais un ciel si gris
On n'en voyait pas l'infini
Un ciel sans lumière
Un ciel sans chair
J'aurais voulu te voir me sauter au cou
Me dire "les autres on s'en fout"
Au lieu de ça
Tu es partie loin de moi
Mes yeux ont oublié de sourire
Et le pire reste à venir
Depuis je roule
J'attends que
Le temps s'écoule
A moins que
J'attende que
J'attende que...
08 octobre 2007
LA SEPARATION
Il y a des couloirs
Où je m'égare,
Des gares
Où je te cherche dans le noir.
Il y a ces escaliers
En haut desquels j'étais,
Avec toi
Dans mes bras,
Des jours où je voudrais
Me planquer dans tes yeux.
Et je m'en vais
Perdue au milieu d'eux.
Il y a des colères
Que je voudrais cacher,
Des hier
A retrouver.
Il y a maintenant
Où je comprends
Combien j'aimerais
Simplement être à tes côtés.
Et je m'en vais
Perdue au milieu d'eux.
Inspiré par la chanson "Le parc où l'on s'aimait" de Pierre Guimard (De l'autre côté): paroles à retrouver dans les commentaires.
25 août 2007
Rue des Abîmés (Streets of Philadelphia)
Je ne reconnais pas mon reflet
Dans ces vitrines amères.
Mon coeur meurtri et muet
Se désespère.
Mon amour, vas-tu me laisser
Encore longtemps errer
Rue des Abîmés ?
Je marche dans la nuit
Qui se voûte comme une vieille,
Les jambes endolories.
J'entends mon sang dans mes veines pareil
Au chuchotement de la pluie,
J'écoute les voix de mes amis s'éloigner
Rue des Abîmés.
Pas un ange pour me consoler,
Mon amour, rien que toi, ton image,
Ces kilomètres parcourus pour oublier
Ta peau, ton visage.
Vas-tu me laisser
Encore longtemps errer
Rue des Abîmés ?
Ce poème est largement inspiré d'une chanson de Bruce Springsteen que j'aime particulièrement : Streets of Philadelphia, B.O de l'excellent film "Philadelphia" avec Tom Hanks dans le rôle principal. Ce n'est pas une traduction au sens strict du terme, plutôt une libre adaptation. Voici le texte de Springsteen :
STREETS OF PHILADELPHIA de Bruce Springsteen
I was bruised and battered and I couldn't tell
what I felt
I was unrecognizable to myself
Saw my reflection in a window I didn't know
my own face
Oh brother are you gonna leave me
wasting away
On the streets of Philadelphia
I walked the avenue till my legs felt like stone
I heard the voices of friends vanished and gone
At night I could hear the blood in my veins
Just as black and whispering as the rain
On the streets of Philadelphia
Ain't no angel gonna greet me
It's just you and I my friend
And my clothes don't fit me no more
I walked a thousand miles
just to slip this skin
The night has fallen, I'm lyin' awake
I can feel myself fading away
So receive me brother with your faithless kiss
or will we leave each other alone like this
On the streets of Philadelphia
30 janvier 2007
SORTIR DES ABIMES
Chasser les feuilles mortes d'un battement d'ailes
Se balancer sur son coeur entre les soldanelles
17 janvier 2007
JE NE CONNAIS PAS LA FIN
L'éclat de la lune pleine
Caresse mollement les plaines
Poussières d'étoiles tombées
De mes poches trouées
A tes cheveux tourbillonnant
A tes courbes s'attachant
Mon regard s'accroche
A toi qui approche...
13 novembre 2006
NOUVEAU WESTERN
Je parcours les nuits
Sur un grand cheval borgne
Ma tête cogne
Comme ses sabots sur les pavés endoloris
Le vent flirte avec l'infini suspendu
La lune et sa lueur drue
Cette envie de déchirer l'horizon
De crever l'aquilon
Me reprend au creux du ventre
Mes mains lâchent la bride
Essaient de crever l'horizon
De déchirer l'aquilon
Mais elles ne font que brasser un vide géométrique
Les idéaux sous la cloche de verre s'éventrent
25 octobre 2006
BAISER
Ciel lacté d'automne
Ton souffle monotone
Emplit mon coeur
D'une langueur
A faire pâlir
Même les diatribes
Du silence répandu
Sur l'espace dru
Comme je passe par là
Comme je passe par là
Mon amour un baiser
Mon amour un baiser
Ciel lacté d'automne
Ton souffle monotone
Emplit mon coeur de môme
D'une douleur monochrome
Je me suis répandue
Sur les spasmes drus
Ma chère et tendre
Un baiser
Un baiser
Sur ma chair tendre
Comme je passe par là
Comme je passe par là
17 septembre 2006
PASSION DANGEREUSE
Que tes bras soient un écueil
Je n'en ai que faire
C'est avec délice que je m'y recueille
Qu'importe si je m'y perds
Je t'aime ma douce indolente
Je ne peux me résigner à t'abandonner mon amante
Sans toi mon coeur se lamente
Que tes yeux verts soient mon cercueil
Soit ! Trinquons mon tendre amour à ma perte
Et embrasse-moi une dernière fois de ta bouche vermeille
Il n'y a rien que je regrette
Je t'aime ma douce indolente
Je ne peux me résigner à t'abandonner mon amante
Sans toi mon corps se lamente
Que le parfum de tes cheveux me jette dans l'ivresse
Avec transport j'y plonge
Enivrante allégresse
Qu'à toi je ne songe
Je t'aime ma douce indolente
Je ne peux me résigner à t'abandonner mon amante
Sans toi mon coeur se lamente
(1998)
30 août 2006
SOUS INFLUENCES
Sens-tu le chaos autour de nous
Volatile explorant le plafond de nos crânes
Sondant le velouté chant des mânes
L'immobilité se répand dans nos corps
Quelques mouvements incontrôlés comme des saccades encore
Nos silences qui s'enlacent
Dans toute la pièce
Il y a de l'impertinence
A garder les yeux ouverts devant la glace
A regarder les battements de nos coeurs
Ricocher sans heurt
Sur le sol aqueux
L'espace entre nous deux
Sens-tu le chaos autour de nous
14 août 2006
FOUTU CARNAVAL
Dans ce foutu carnaval
Et sa musique brutale
Croiser autant de visages
Qui me feront oublier le tien
Fantôme sibyllin
Et moi en décalage
Dans ce foutu carnaval
Et sa musique brutale
Laisser les éphémères
Se noyer au milieu du carnage
Sentiments amers
Et moi en décalage
Dans ce foutu carnaval
Et sa musique brutale
Abandonner les rivages
L'hiver de juillet
Voile épais
Et puis tourner la page

